Clap Ciné

[26-12-2018]


Chaque mercredi, à 14h, André Ceuterick vous livre sa critique de deux des sorties ciné de la semaine. A lire ici :

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Sorties du 26 décembre

Amanda

La belle surprise du cinéma français de cette fin d'année, même si on pouvait s'attendre à quelque chose de bien, de beau, de mélancolique de la part du réalisateur Mikhaël Hers, après deux longs métrages déjà très convaincants.

Amanda est une famine de 7 ans qui, soudain, à cause d'un terrible moment d'horreur, devient orpheline. En effet, sa mère célibataire Sandrine est victime d'un carnage terroriste sur la pelouse du bois de Vincennes. Avant cela, on fait la connaissance de David, 24 ans, un jeune gars encore insouciant et sans grand engagement de vie qui fait des petits boulots, sillonne Paris à vélo et va régulièrement chercher Amanda à l'école. il y a aussi Lena, sa nouvelle amoureuse, qui, elle, a survécu à l'attentat.

David se trouve soudain devant une vraie responsabilité : s'occuper de sa petite nièce et l'aider à surmonter la disparition de sa mère.

C'est un film sur le deuil, le chagrin, la douleur, la construction (la reconstruction) d'une vie. Pour David, qui plonge violemment dans l'âge adulte, pour Amanda, qui désormais sera tous les jours avec lui, pour Lena aussi qui cherche dans l'amour un contrepoint à son traumatisme de survivante.

Au départ, on est un peu perplexe face à l'apparente légèreté de la mise en place et de la tonalité du film, mais après la tuerie, le vrai sujet s'impose et le film bascule dans le mélodrame, magnifique, bouleversant mais aussi illuminé d'une douceur étrange et d'une grande bienveillance humaine.

Vincent Lacoste est très convaincant dans son premier rôle dramatique et on est touché par la grâce naturelle de la jeune Isaure Multrier.


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Mia et le lion blanc

Un film de circonstance, plein de belles intentions et de grands images qui devrait plaire aux plus jeunes et bien adapté à un chouette ciné en famille...

Mia, 11 ans, vient de déménager avec ses parents et son grand frère en Afrique du Sud où son père élève des lions mais elle est nostalgique de sa vie de Londres et est plutôt boudeuse. Le jour de Noël, un lionceau blanc naît à la ferme. Mia se prend peu à peu d'affection pour lui et ils deviennent inséparables. Ils grandissent ensemble mais le lion devient de plus en plus gros, assez sauvage et potentiellement dangereux. Mais il fascine les touristes et attirent les chasseurs cupides.

Le scénario n'est pas très novateur et est relativement mince car tout tourne autour de l'amitié et de la complicité entre la gamine et l'animal.

Rien de très remarquable, donc, si ce n'est peut-être la méthode choisie par Gilles de Maisstre, le réalisateur, qui, pendant plus de trois ans, a construit cette relation particulière entre la jeune actrice Daniah De Villiers et un lionceau qui a grandi à ses côtés.

On a ainsi un sentiment de belle crédibilité puisqu'on voit les enfants et le lion grandir au fil du temps. On n'a donc pas utilisé des animaux dressés pour jouer le lionceau qui devient lion, mais une seule et vraie bête au naturel.

On sera donc indulgent par rapport à une certaine indigence cinématographique et on laissera les jeunes spectateurs à leur plaisir de cette aventure exotique entre "La belle et la bête".







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